Natarajasana...Let's Dance !




Let's dance !


Non, ceci n'est pas un post sur David Bowie. Sorry guys !


Aujourd'hui on va parler de Natarajasana.

On l’appelle la posture du danseur, il s’agit en réalité de la posture du seigneur de la Danse. Et oui les amis, pas n’importe quel danseur !

Nataraja est une épithète donnée à Shiva en tant que seigneur de la Danse.

Alors quelle histoire se cache derrière cette posture exigeante ? Une fois n’est pas coutume, son histoire est tirée des enseignements de Shiva (Shishi, pour les intimes, est une divinité hindouiste et c’est un peu le patron des yogis, #bigboss).

Pour comprendre l’origine de cette posture, je vous livre ici un extrait du superbe livre Le chien tête en bas, de Clémentine Erpicum.


Ça parle de tigre, de désir, de serpent, d’attachement, de nain, d’ignorance et d’humilité. Version hindouisme…


« Dans une clairière, un groupe de rishis (sages) était occupé à accomplir des rituels védiques très compliqués. Un jeune ascète, complètement nu, passait par là. Captivées par le charme et le corps parfait du jeune homme, les épouses des rishis furent incapables de poursuivre le rituel et abandonnèrent leurs maris à leur tâche ennuyeuse. Furieux, les rishis n’avaient qu’une envie : faire disparaître le séducteur. Jamais ils ne l’auraient avoué, mais eux-mêmes étaient troublés par la beauté du jeune ascète…

Grâce à leurs pouvoirs magiques, les rishis firent surgir du feu sacrificiel un tigre, un serpent et un nain. Imperturbable, le jeune ascète écorcha vif le tigre : de sa peau, il se fit un pagne. Il attrapa le serpent au vol et s’en fit un collier. Enfin, il maîtrisa le nain et se mit à danser sur son dos.

C’est alors que les rishis prirent conscience que {…} devant eux se tenait en réalité le dieu Shiva. À travers sa danse {il} avait réussi à maîtriser le tigre du désir, le serpent de l’attachement et le nain de l’ignorance.


Ces rishis se disaient renonçants, mais ils étaient arrogants. Voyant Shiva danser, les rishis comprirent que leurs rituels alambiqués ne leur apporteraient pas la libération recherchée. Là où devait briller l’humilité siégeait l’orgueil : la valeur d’une offrande ne se mesurait pas à son degré de sophistication. Par la puissance de sa danse, Shiva délivra sa sagesse aux hommes, sans prononcer un seul mot. »


Jolie histoire non ?


En Inde il existe des centaines de danses différentes mais elles sont toujours liées à la fin d’un cycle et au début d’un autre : danse de destruction, danse de victoire, danse de joie.

Tout comme Shiva, lorsque nous pratiquons Natarajasana, on se relie à cette énergie de transformation, d’évolution...la fin d'un cycle, le début d'un autre.

Accepter le changement, danser à travers lui.

Si Shiva ET David Bowie le disent...


Let's dance For fear your grace should fall Let's dance For fear tonight is all

David Bowie, Let's Dance



Photo : par the one and only Mylène Gaillon @myleneglln

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