Kapalabhati...Dracarys !




Ambiance dans les rues de Paris aujourd’hui ? Tournage du dernier épisode de Game of Thrones ? Ça pourrait mais non, il s’agit du glacier San Rafael, au Chili.

Aujourd’hui, le temps s’y prête : on parle de feu, de chaleur, autrement dit, d’Agni.

Agni, c’est notre feu digestif. Et puisque nous sommes dans notre semaine Kriyas, je vous propose de faire un point sur un Kriya qui permet justement d’activer ce feu digestif : Kapalabhati.

Kapalabhati se situe en réalité à la frontière des Kriyas (techniques de purification) et des Pranayamas (techniques de respiration). Mais bon, on est en mai, il fait -12° degrés alors si on peut trouver une technique qui réveille notre feu intérieur, on ne va pas chipoter !

Kapalabhati vient du sanskrit « Kapala » qui signifie crâne et « bhati » qui signifie faire briller. En gros, on va faire briller notre crâne ! Plutôt sympathique comme programme vous ne trouvez pas ?

Vous vous demandez peut-être quels sont les bénéfices de ce grand lavage de cerveau/crâne ? Ils sont, comme d’habitude avec le yoga, innombrables : rejet de l’air résiduel des poumons (air vicié), oxygénation très utile pour les sédentaires (on envoie beaucoup d’oxygène au cerveau, il se peut d’ailleurs que vous ayez la tête qui tourne pendant la pratique de Kapalabhati, si c’est le cas, venez dans la position de l’enfant et respirez normalement quelques minutes, tout passe…), activation de la circulation sanguine, amélioration de la digestion, nettoyage des sinus. Pour les geeks de l’ayurveda (ou les parisiens en détresse), Kapala Bhati est un Pranayama qui RÉCHAUFFE. De ce fait, il augmente Pitta et réduit Kapha. (on se reparle de l’Ayurvéda très vite).

Alors comment s’y prendre pour pratiquer Kapalabhati ? On commence par prendre deux plaids et se caler contre un radiateur parce qu’on se gèle VRAIMENT…Non, plus sérieusement, prenez une posture assise confortable. Vous pouvez mettre une main sur le ventre, l’autre main, détendue, posée sur votre genou. En respirant uniquement par le nez, prenez une grande inspiration suivie d’une grande expiration. Inspirez à nouveau puis expirez par le nez de manière active, comme si vous aviez une poussière à l’entrée des narines et que vous vouliez l’enlever en soufflant. En même temps que vous expirez, contractez le ventre pour ramener le nombril proche de la colonne. Les expirations se font « en rafale », elles sont rapides et énergiques. Ne vous préoccupez pas de l’inspiration, elle va se faire naturellement.

Vous vous en doutez, avec les contractions abdominales que l’on fait à l’expiration, on vient masser tout notre ventre. Kapalabahti se pratique donc a jeun ou en dehors des moments de digestion.

Vous pouvez réaliser trois cycles de Kapalabhati.

Votre tête est désormais bien oxygénée et énergisée, elle brille. Votre feu digestif est puissant et brûle toutes les impuretés sur son passage. Dracarys !

Photo : Chili, 2019

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